Des cendres pour berceau

Des cendres pour berceau

Depuis bientôt trente ans, de collèges en lycées, Suzanne Langlois, survivante de l'expérience concentrationnaire, répète son histoire, les faits, les dates. « Nous marchons jusqu'au camp de Ravensbrück », commence-t-elle, avant de se rendre compte soudain du non-sens de cette déclaration : « En vérité la phrase [...] est impossible. Marcher depuis la gare et connaître la destination, ça n'a pas existé pour Suzanne Langlois. Il y eut d'abord cette route [...] parcourue sans savoir ; et seulement plus tard, [...] une fois le chemin arpenté, le nom de Ravensbrück. » Afin de comprendre, afin que la mémoire soit enfin complète, « il faut des historiens, pour rendre compte des événements ; des témoins imparfaits qui déclinent l'expérience singulière », mais aussi « des romanciers pour réinventer ce qui a disparu à jamais : l'instant présent ».

Voici la mission dont s'est investie Valentine Goby, retraçant pas à pas l'expérience fictive - mais réelle pour mille autres - de la jeune ...

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