Des bienfaits de la controverse

Des bienfaits de la controverse

L'art de la polémique remonte à la plus haute Antiquité. « Polemos [le conflit] est le père de toutes choses et le roi de toutes choses », affirmait Héraclite. Toute l'histoire de la philosophie grecque peut se résumer à une succession de disputes. Oscillant entre débats théoriques et attaques personnelles, entre réfutation et invective, cette pratique de la controverse, longuement rodée dans les dialogues platoniciens, n'a cessé d'échauffer les philosophes. Au milieu du xixe siècle, Schopenhauer en reformulait les règles et les ruses dans un court traité, joliment intitulé L'Art d'avoir toujours raison . Énumérant trente-huit stratagèmes, le philosophe enseignait comment avoir raison à tout prix en sapant les arguments de l'adversaire et en se montrant de plus mauvaise foi que lui. Après avoir suggéré maintes astuces, feintes et provocations, Schopenhauer conseillait comme ultime recours l'attaque ad personam, en se montrant « désobligeant, hargneu ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon