Des bibliothèques plein les programmes

Des bibliothèques plein les programmes

Les personnages des séries contemporaines sont souvent à la recherche de leur propre histoire, d'un récit qui permettrait de donner sens à leur existence tour à tour chaotique et morose. La littérature peut les y aider, de Dante à Burroughs, en passant par Camus ou Madame Bovary.

La série télé, qu'on a coutume de voir comme l'avenir du cinéma, est également celui de la littérature. Sinon son avenir, une de ses destinations. L'âge d'or inauguré à la fin des années 1990 a changé l'art de narrer de bien des manières, notamment en décrivant des vies lancées à la poursuite de leur histoire. Raconter comment chacun est raconté, quelle douleur cela suscite, quels élans : seconds couteaux voués aux mêmes sempiternelles besognes ; personnages en quête d'auteur ; pauvres hères geignant qu'ils n'ont pas d'identité... La littérature entend ces plaintes. Elle fait valoir sa promesse et projette son ombre sur les séries. Par littérature je veux parler de citations, d'écrivains, de livres. Et je veux parler, plus largement, d'une empreinte du narrable au sein d'existences inquiètes de leur caractère romanesque.

Deux exemples canoniques : Les Soprano ne racontent pas les travaux et les jours d'un mafieux du New Jersey, Mad Men ne raconte pas ceux d' ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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