De l'attrait des passades passées

De l'attrait des passades passées

Un quinquagénaire expatrié arrivé à l'heure des premiers bilans rentre à Paris pour une réunion d'anciens amis dans l'Oise : tel est le point de départ de cette comédie grinçante et enlevée, peuplée de personnages savoureux et d'interrogations sur le rapport d'un homme à sa jeunesse, l'intolérable idée du vieillissement et le fantasme du retour aux premières amours. Pour Maxime Odradek, héros attachant qui ressemble beaucoup à l'auteur, ces amours s'appellent Marthe, ex-relation fugace invitée elle aussi dans l'Oise mais qui, hélas ! l'ignore avec superbe... Tout le talent de Baldwin-Beneich consiste à reprendre ces thèmes si souvent traités au cinéma et en littérature avec une distance ironique et un ton de dérision mélancolique qui font mouche et leur rendent leur fraîcheur.

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard