De l'allemand

De l'allemand

Ce n'est pas parce que l'on possède plusieurs cordes à son arc que l'on tire en tous sens. Écrivain (d'expression française et d'origine allemande), traducteur (de Handke), essayiste, Georges-Arthur Goldschmidt fait paraître La Joie du passeur, somme de textes en apparence disparates mais qui creusent les mêmes préoccupations. La langue, d'abord ; celle de Freud, si simple en allemand et si difficile à porter en français, celle de Kleist ou de Kafka, qui dérobe la parole de leurs personnages, celle de Handke et son rapport à l'espace (lié, semble-t-il, aux particularités de l'allemand), l'allemand lui-même, « langue du matin », qui éclaire, quand le français, « langue du soir », ouvre les horizons du rêve. Le totalitarisme est un enjeu connexe, puisqu'il a son langage (formidable réflexion sur Jünger), ses tenants honteux (Heidegger), ses Cassandre conspuées (le Thomas Mann des Considérations d'un apolitique)... L'ensemble se divise en trois parties, « Lire », « S' ...

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