De l'âne au coq

De l'âne au coq

Un autre génie anglais de l'esprit d'escalier, dans une perspective plus romantique et tourmentée.

Fils de pasteur, orphelin jeune et longtemps sans ressources, d'une santé fragile, Samuel Taylor Coleridge fut révérend, journaliste, critique, dramaturge, professeur et théologien. Opiomane tourmenté jusqu'à la dépression et l'obsession mortifère, il est le grand initiateur du romantisme européen auquel il a donné parmi ses plus beaux poèmes et une théorie littéraire inspirée de l'idéalisme allemand, accordant un rôle central à l'imagination. Ses Propos de table adressés à un neveu qui les a recueillis ont fait l'admiration de Carlyle et d'Emerson.

Le petit volume donné par Allia fait entrer Coleridge dans la longue lignée des penseurs par fragments, de Montaigne à Lichtenberg en passant par Nietzsche. « À ceux-là, s'ils cherchent à connaître le grand principe qui distinguait la conversation de Coleridge, nous dirons que c'était son vaste pouvoir de combinaison », notait Thomas de Quincey : les sujets les plus variés, les rapprochements les plus singuliers, de la l ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon