Dans l'ombre de Rimbaud

Dans l'ombre de Rimbaud

Sur les pas d'un obscur explorateur qui aurait croisé Rimbaud et nourri le même rêve d'aventures.

Obock aurait pu devenir la ville phare du golfe d'Aden si Djibouti ne lui avait volé la vedette. Paul Soleillet a été le prince blanc de cette corne d'Afrique, marchand d'armes et d'épices, globe-trotter et conférencier, caravanier et père de famille. Qui se souvient de l'un et de l'autre ? Une étoile filante éclipsa Soleillet et installa Harar dans nos mémoires éblouies : Rimbaud. Soleillet et Rimbaud se sont-ils croisés à Obock ? Jean-Jacques Salgon, qui s'est rendu en Érythrée en 1973 puis de nouveau en 2016 sur les pas des deux hommes, pourrait répondre à cette question. Il est tenté page 50 : « Au point où nous en sommes rien ne nous empêche d'imaginer une rencontre entre nos deux baroudeurs. » Il fait mine de les prendre en photo sur le perron de l'hôtel du père Suel, à Aden. Ou, plus tard, au Grand Hôtel de l'Univers, où Soleillet va mourir en 1881 et où fut prise une vraie photo, contestable et contestée. Il ne le dira pas, ce n'est pas l'objet de son livre, seulement son pr ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon