Dans les tréfonds de la globalisation

Dans les tréfonds de la globalisation

La corruption sous-jacente de l'ordre officiel est la question fondatrice du roman noir. Aujourd'hui, il est le seul à évoquer la collusion entre élites et pègres à l'échelle de la planète.

Le roman noir est en grande forme, merci. À la mesure de la crise ambiante, dont il est un chroniqueur. Le genre nous a donné, ces dernières années, quelques grands livres. J'en prends quatre. Je ne cherche pas à être exhaustive, et je ne suis pas critique littéraire : c'est un choix purement subjectif.

La Griffe du chien, de Don Winslow d'abord. Un gros livre, vingt-cinq ans de guerre à la drogue menée par les Américains, la DEA, sur le territoire du Mexique, le lecteur n'a pas un instant de répit, et, à l'arrivée, l'État mexicain est détruit, le nord du Mexique ravagé par la violence et sous contrôle des narcos, la guerre contre la drogue bel et bien perdue.

Romanzo criminale, de Giancarlo De Cataldo, dix à quinze ans d'histoire de l'Italie, des années de plomb aux années 1990, vues à travers la formation d'une bande de délinquants romains, son ascension, ses liens avec la mafia, les services secrets, la loge P2, les hommes politiques, puis son expl ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon