Dans les bulles de la lessive, un bouillon de culture

Dans les bulles de la lessive, un bouillon de culture

Les contraintes du feuilleton ne naissent pas avec la télévision, qui les alourdit cependant beaucoup. Les soap-opéras (à l'origine financés par des marques de lessive) ont dû redoubler d'inventivité pour tenir compte des coupures publicitaires. Le format recueille aujourd'hui les fruits de cette gymnastique.

En ce début de XXIe siècle, le constat est paradoxal : la série télévisée n'a plus grand-chose à voir avec ce qu'elle fut à l'origine, il y a quelque soixante ans - et pourtant tout à voir. D'un côté, des formes et des formats figés ; de l'autre, un raffinement et une audace narrative en perpétuelle évolution. L'impression est étrange : celle de toujours assister au même spectacle qui bégaie, alors qu'indéniablement de véritables chefs-d'oeuvre d'intelligence et d'originalité surgissent. Ainsi, les trois « classiques » du début des années 2000 sur HBO - Six Feet Under, The Sopranos et The Wire : du jamais-vu et du déjà-vu en même temps. Divertissement fondé sur la répétition, la série télévisée se distingue par un jeu permanent avec des contraintes fortes. Très fortes.

Les formats standards perdurent sur le web

Dès ses prémices, la fiction télévisuelle s'inscrit dans une histoire littéraire et esthétique qui la dépasse, celle de la ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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