Dans le tourbillon de leurs vies

Dans le tourbillon de leurs vies

Invité à un colloque international, un écrivain attend ses pairs. Durant cette phase de latence, il est assailli par d'innombrables visions, émanant d'autres existences.

Huitième opus d'un cycle romanesque qui porte le monde à bras-le-corps, Le Festin au crépuscule est un livre-phrase. S'y inviter, c'est se laisser traverser par un océan de voix, de Rome à Manhattan ou à Key West. Le principe narratif de cette fresque cosmogonique ne change pas : le lecteur est emporté dans des destins parallèles qui s'entrecoupent - l'unique point est celui, final, de la page 287. Dans ce banquet, chaque personne raconte à la troisième personne un bout de la vie de son voisin. Mais cette chorégraphie prolixe a un point de fuite et un point de chute : Daniel, qui vient d'arriver en Écosse pour assister à la dixième édition d'une conférence internationale d'écrivains. En attendant l'arrivée de ses comparses, il écrit le texte de son allocution, communique avec ses enfants, passe du bar à sa chambre, gagné par cette latence propre à l'imminence d'un événement. De ces réminiscences, germées en quelques heures, jaillissent peu à peu des dizaines d'existences qu ...

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