Dans le Kansas, une machine à tuer

Dans le Kansas, une machine à tuer

c'est un page turner, comme on dit. Sur ce plan, il ne déçoit pas, d'autant que des gerbes de sang relancent régulièrement l'appétit. Un moteur bien huilé, qui se choisit un carburant trouble : viol, pédophilie, omerta familiale, traumatismes en veux-tu en voilà, ombres inquiétantes, etc. Alors qu'elle se rend à une compétition, une jeune championne de golf tombe en panne dans le Kansas, aux abords d'une maison isolée, où une mère, seule avec deux adolescents et une petite fille, l'accueille d'abord à bras ouverts. L'un des rejetons abuse la nuit venue de la jeune femme, et c'est parti pour un rodéo de volte-face et de vengeances par ricochets. Si viscérale la matière est-elle, elle a ses codes et son sous-genre au cinéma - le rape and revenge (viol et vengeance). Censé s'aventurer dans l'innommable, Helena est archiréférencé, ce qu'il ne dissimule pas : un certain cinéma d'épouvante, mais aussi Stephen King, Joyce Carol Oates, Laura Kasischke, pl ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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