Daniel Pennac, La Fée carabine

Daniel Pennac, La Fée carabine

On avait déjà remarqué en Daniel Pennac, en 1985, avec Au bonheur des ogres, une parabole cynique, cauchemardesque, sur le monde des grandes surfaces. Cette fois, il s'est intéressé, à travers La Fée carabine, à ce qu'on appelle le troisième âge, mais il ne faut pas s'attendre à trouver de gentils petits vieux en pantoufles, ressassant leurs souvenirs, style pleurnichards ou anciens combattants. On a plutôt affaire à un troisième âge qui a bon pied, bon oeil, et qui n'hésite pas à user de la gâchette et à tâter de la dope pour faire valoir ses droits à l'aiguesistence. Bien entendu, cela ne va pas sans provoquer des remous, et tout un peuple de flics et de jeunots, à Belleville et dans les quartiers périphériques, l'apprendra à ses dépens. Le roman est alerte, farci de considérations politico-culturelles à la fois drôles et pertinentes, et on éprouve un réel plaisir à en suivre jusqu'au bout les multiples péripéties. Grâce à lui, Daniel Pennac a rejoint le peloton ...

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