Désastres

Désastres

Il s'agit de succomber à une singulière fascination. Celle que provoque la peur. Il convient d'écrire le mot au pluriel. Car il s'agit des peurs que provoquent les châtiments divins, les désastres et les tempêtes, il s'agit des peurs que lèvent les catastrophes et les guerres, il s'agit de celles encore, sourdes, que les ruines racontent. Jorge Luis Borges convoque les unes et les autres dans ce livre où la terreur tient le premier rôle. Fini Mundi est de ces livres, rares, de plus en plus rares, où tout concourt à composer une exception.

Le « Prologue » de Jorge Luis Borges par lequel s'ouvre le livre en est une en lui-même. Une douzaine de questions terribles y tiennent lieu d'ouverture à un opéra tragique. « Pourquoi sommes-nous attirés par la fin des choses ? » est la première d'entre elles. Un constat implacable suit la dernière d'entre elles : « Les faits que nous venons d'énoncer, et que l'on pourrait multiplier à l'infini, sont peut-être des lâche ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé