Délires et délicesdans la vallée

Délires et délicesdans la vallée

Cette fois-ci, l'écrivain japonais à succès nous entraîne dans les pas d'un peintre catapulté, avec une créature de 60 centimètres, dans une dimension parallèle.

La méthode Murakami pour créer du mystère n'a plus beaucoup de secret. Une écriture dépouillée, des narrateurs laconiques, japonais, souvent un peu perdus, qui se retrouvent confrontés à des créatures imaginaires, à des phénomènes incompréhensibles, et finissent par voyager dans des univers parallèles. De la littérature fantastique ? Pas tout à fait. Murakami prend toujours soin de nous montrer que ces éléments sont des symboles, des métaphores... De quoi ? On ne le sait jamais tout à fait. D'où le mystère...

Le Meurtre du Commandeur pousse le procédé jusqu'au bout de sa logique. Le narrateur est un peintre, un portraitiste doué mais qui travaille sans passion. Du jour où sa femme le quitte, il rompt les amarres et erre à travers le Japon à bord d'une voiture hors d'âge. Un ami, Masahiko, lui prête une maison qui appartenait à son père, un fameux peintre de nihonga, le style traditionnel japonais. Dans cette maison, le narrateur découvre un étrange tableau qui repr ...

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