Déjeuners sur l'herbe

Déjeuners sur l'herbe

Depuis Mon premier jour de bonheur, en 1996, les titres de Lionel Duroy n'ont guère évoqué l'idée de félicité (Un jour, je te tuerai, Le Chagrin, Colères, Vertiges). Et voici Nous étions nés pour être heureux, dont l'optimisme réjouit mais semble plombé par ce passé composé qui laisse entendre que le bonheur promis ne sera peut-être pas au rendez-vous. Depuis près de trente ans, Lionel Duroy écrit toutes sortes de livres dont beaucoup, sous couvert de s'afficher comme des romans, sont des récits scrupuleusement autobiographiques : l'histoire d'une fratrie de dix enfants, secouée par des parents à la peine, une mère aristocrate déchue en route vers une sombre folie et un père fantasque, hâbleur et sympathique, qui fonce tête baissée dans le mur de l'endettement aveugle et du mensonge exponentiel. Certes, ces romans sont souvent écrits à la troisième personne, les noms des personnages ont été changés (ces pseudos que l'on retrouve de livre en livre s'impose ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard