Déjanter ou se ranger ?

Déjanter ou se ranger ?

Dans la galaxie essentiellement anglo-saxonne des romans sur le rock et la folk, deux familles s'opposent. La première est centrée sur la musique : parmi ses représentants, citons le magistral Owen Noone & Marauder de Douglas Cowie ou La Ballade de Jesse de Madison Smartt Bell. La deuxième mouvance, elle, s'intéresse plutôt à la mythologie du rock sexe, drogue... et vaut pour ses portraits à vif et ses héros au destin brisé - Boys in the Band de David Brun-Lambert une vision romancée de Pete Doherty et des Libertines ou, plus lointainement, Great Jones Street de Don DeLillo. Avec Mélancolie du rocker, Toby Litt s'inscrit clairement dans cette deuxième catégorie, dont il reprend les codes pour offrir une rêverie plus profonde qu'elle n'en a l'air. Voici donc le groupe okay en minuscules, quatre Canadiens dans le vent surnommés Syph chanteur, Mono basse, Crab guitare et Clap batterie, dont le son « rappelle le Velvet Underground passé au ralenti ». Entre hôtels de luxe, filles en ...

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