Déjà-vu et reviens-y

Déjà-vu et reviens-y

Héros récurrents, codes canoniques en permanence repris et reformulés, cycles de la quotidienneté... La sérialité et la répétition sont essentielles dans l'esthétique du polar.

En devenant sériel, le roman policier a trouvé ses lecteurs : les inventeurs du genre, Poe, Gaboriau et Doyle, ont chacun imaginé un héros récurrent, et c'est à partir de la publication de ses aventures chaque mois dans The Strand Magazine que Sherlock Holmes a connu un succès inespéré. Depuis, de Miss Marple à Kay Scarpetta, de l'inspecteur Cadin au commissaire Laviolette, les enquêteurs amateurs et professionnels s'adonnent à l'investigation en série pour le plus grand plaisir de leurs lecteurs, un plaisir dans lequel il entrerait, selon les psychanalystes, une dimension pulsionnelle. « Série Noire » ou serial killer, la série semble l'essence du roman policier, mais pourquoi le lecteur ne s'ennuie-t-il pas à relire chaque fois, peu ou prou, la même histoire ? D'une affaire à l'autre, le retour du personnage est un puissant argument de vente : celui-ci, signalé en couverture, s'ajoute aux marques paratextuelles pour constituer une reconnaissance générique qui « f ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon