Déjà-vu et reviens-y

Déjà-vu et reviens-y

Héros récurrents, codes canoniques en permanence repris et reformulés, cycles de la quotidienneté... La sérialité et la répétition sont essentielles dans l'esthétique du polar.

En devenant sériel, le roman policier a trouvé ses lecteurs : les inventeurs du genre, Poe, Gaboriau et Doyle, ont chacun imaginé un héros récurrent, et c'est à partir de la publication de ses aventures chaque mois dans The Strand Magazine que Sherlock Holmes a connu un succès inespéré. Depuis, de Miss Marple à Kay Scarpetta, de l'inspecteur Cadin au commissaire Laviolette, les enquêteurs amateurs et professionnels s'adonnent à l'investigation en série pour le plus grand plaisir de leurs lecteurs, un plaisir dans lequel il entrerait, selon les psychanalystes, une dimension pulsionnelle. « Série Noire » ou serial killer, la série semble l'essence du roman policier, mais pourquoi le lecteur ne s'ennuie-t-il pas à relire chaque fois, peu ou prou, la même histoire ? D'une affaire à l'autre, le retour du personnage est un puissant argument de vente : celui-ci, signalé en couverture, s'ajoute aux marques paratextuelles pour constituer une reconnaissance générique qui « f ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes