Dégels

Dégels

Construit sur une solide base ethnologique, le roman débute comme un thriller : deux fillettes blanches se font enlever au Kamtchatka, péninsule de l'Extrême-Orient russe naguère protégée par le pouvoir soviétique. Auparavant, une jeune femme indigène a elle aussi disparu, mais les autorités s'en sont peu émues. Dès lors Julia Phillips dessine les portraits émouvants de dix femmes concernées par les enlèvements. Telle Olya, qui fait fi des cessez-le-feu et des avis de recherche. L'enquête patauge, mais elle n'est qu'une des façons d'évoquer le thème de la disparition, fil rouge de ce premier roman à la narration prodigieuse.

 

À lire : Dégels, Julia Phillips, traduit de l'anglais États-Unis par Héloïse Esquié, éd. Autrement, 384 p., 21,90 E.

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