CRUMB

CRUMB

Figure de la contre-culture américaine, Robert Crumb, adapte La Genèse après s'être déjà mesuré à Kafka. Il fallait être bouché pour ne pas avoir discerné, dans ses anciens albums, une veine mythologique. Si Dieu est un patriarche à houppelande, le miracle est ici peu spectaculaire, s'aplanit dans des dialogues de sourds entre le Très-Haut et des bergers qui grattent la poussière. Le trait, archaïsant, donne à voir l'ordinaire de la révélation. Du coup, c'est le profane dans sa nudité qui se fait sacré. Dans La Genèse comme dans ses comics les plus graveleux, les hommes sont obsédés par des fantasmes qui les dépassent, et les femmes constituent des apparitions aussi sévères qu'irrésistibles - des icônes, autrement dit.

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé