Unhappy few

Unhappy few

La romancière raconte le destin tragique de Thomas, un jeune homme brillant, qui se vit comme un raté. De la khâgne aux États-Unis, au fil des « erreurs » professionnelles et amoureuses du personnage, on découvre l'envers de l'élitisme.

Il était une fois un monde doré où l'on pense à l'École normale supérieure comme ailleurs on pense au paradis. Seule une centaine des esprits les plus brillants était recrutée chaque année pour y étudier, rémunérée correctement par l'État. Une fois passé le concours de l'agrégation - qui attribue un poste de professeur à vie dans les meilleures écoles françaises -, la gloire était promise à ces étudiants. Ils allaient suivre les traces de Jean-Paul Sartre et de Michel Foucault, publier des livres et rayonner dans le monde. « Vous qui êtes l'élite de la France », leur dit-on. Ce conte de fées est celui dans lequel ont baigné Catherine Cusset et ses amis, mais l'un d'eux, Thomas, a chuté. La romancière, née en 1963, a connu ce parcours exemplaire : normalienne, agrégée de lettres classiques, elle a enseigné douze ans à Yale, aux États-Unis. « C'est ça mon CV », dit-elle. L'Autre qu'on adorait rend hommage à un ami qui s'est suicidé à 39 ans, dans une petite université américa ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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