Une fresque dopée

Une fresque dopée

Son premier roman, La Griffe du chien, racontait le duel d'un agent fédéral et d'un baron de la drogue. Seize livres plus tard, il reprend là où il s'était arrêté, pour un polar d'une rare ampleur, à la fois documenté et dantesque.

Il est des polars stendhaliens, comme ceux de Raymond Chandler, des polars balzaciens, comme la série 87e District d'Ed MacBain, et des polars tolstoïens, qui tentent en une oeuvre d'épuiser un sujet en lui donnant toutes ses dimensions possibles : Robert Littell avec la CIA pour La Compagnie, James Ellroy avec les années Kennedy pour sa trilogie Underworld USA, et aujourd'hui Don Winslow pour le trafic de drogue avec Cartel ont relevé le défi. Auteur de dix-sept romans, ce dernier avait déjà consacré à l'essor des cartels mexicains un premier roman, La Griffe du chien, qui racontait les trente ans de conflit entre un agent de la DEA (Drug Enforcement Agency) et le principal capo de la drogue. Cartel, qui peut se lire indépendamment, reprend l'histoire là où le précédent s'achevait : Art Keller, agent de la DEA, a réussi à faire tomber Adán Barrera, trafiquant sanguinaire, au terme d'une lutte de trente ans dans laquelle ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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