Une fable d'Ebola

Une fable d'Ebola

Depuis toujours fascinée par l'Afrique, Paule Constant met en scène la tragédie d'une épidémie.

Les fleuves et les rivières dessinent dans l'esprit de chacun une géographie personnelle. Celle-ci est formée par la mémoire collective, l'histoire des civilisations, les voyages accomplis ou rêvés. Ou par le glissement sémantique qui a fourni un sens inédit à leur nom. Le premier cours d'eau à faire son apparition dans le nouveau roman de Paule Constant est le fleuve Madulé dont une caractéristique est d'abriter, sur ses rives, la moitié des derniers locuteurs du boutoul, une langue parlée par cent personnes. Le Madulé n'évoque rien de particulier, sinon peut-être pour les spécialistes de cette région du Congo. En revanche, le nom d'un de ses affluents, deux lignes plus loin, prend des allures de fin du monde : Ebola. Voilà qui parle dans l'effroi d'une épidémie de fièvre hémorragique dont cette partie de l'Afrique tente encore actuellement d'effacer les traces du dernier épisode en date.

Le titre du roman prend une signification plus complexe que la simple rencontre entre ...

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Entretien

Laurent de Sutter © Hannah Assouline/ éd. de l'Observatoire

Laurent de Sutter
« Une indignation efficace reconfigure nos manières de penser »

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 La langue confisquée, Frédéric Joly, éd. Premier Parallèle

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► « Le génie français, c’est la liberté ! » : version longue de l'entretien avec Laurent Joffrin

SEPTEMBRE :

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© Louison pour le NML

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