Schwarzy déroule ses mécaniques

Schwarzy déroule ses mécaniques

Star du body-building, avatar tout-puissant du transhumanisme ou de la politique spectacle, le mythe Schwarzenegger interroge notre part d'enfance et notre capacité de sidération. Le critique JÉRÔME MOMCILOVIC l'analyse dans un essai brillant.

Qu'un livre tout entier consacré à Arnold Schwarzenegger s'ouvre sur l'apparition du corps de Marlene Dietrich dansant dans un palais du vieux Bagdad est une promesse de bonheur. Car, passé la sidération, le jeu de miroirs dans lequel Jérôme Momcilovic nous piège avec malice est redoutablement efficace, dans un livre qui convoque aussi bien l'histoire, la psychologie que Rembrandt ou la cybernétique. Cette captation de l'oeil est un procédé dont le cinéma usa dès ses origines. C'est même, dit l'auteur, ce qui constitue « la vérité de l'Amérique ».

Mais notre stupeur, face à l'apparition du corps de Schwarzenegger, c'est aussi celle de l'enfant horrifié et émerveillé. « Il n'est pas innocent, non seulement que Schwarzenegger ait rejoué plusieurs fois le mythe de la créature de Frankenstein [...], mais surtout que ses exploits aient été destinés si souvent aux regards d'enfants voués à être, de l'intérieur de la fiction, ses premiers spectateurs (Commando, Un fli ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon