Looking for Goodis

Looking for Goodis

Depuis 1984, date du premier livre de Philippe Garnier sur l'auteur de Tirez sur le pianiste !, la place de David Goodis dans le polar américain a changé de catégorie, passant du purgatoire aux premiers rangs. Son biographe revient sur ce vrai-faux écrivain maudit.

Comme il n'a pas pu rencontrer David Goodis (1917-1967), Philippe Garnier lui a consacré un livre, Goodis, la vie en noir et blanc (Le Seuil, 1984), pour passer au peigne fin toute la culture populaire américaine des pulps - qui font appel à la romance, au fantastique, à la science-fiction ou à l'ambiance polar - à travers le parcours de l'écrivain, alors plus respecté en France qu'aux États-Unis. Trente-deux ans plus tard, le biographe revient sur son exercice d'admiration augmenté de cent pages. Désormais, David Goodis est un auteur culte dans son pays, et particulièrement à Philadelphie, sa ville natale. Tout le travail de Philippe Garnier consiste à savoir quelle est la part de légende dans la biographie de l'auteur, trop souvent réduit à un divorcé alcoolique qui s'occupe de ses parents et de son frère schizophrène.

Quand il écrit ou interroge, Philippe Garnier s'efface pour ne laisser la place qu'au sujet principal. Avec son t-shirt barré d'un « Hollyw ...

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