La vie est un écran

La vie est un écran

« Si tu décides que c'est vrai, ça le devient. » Nourri de répliques de cinéma, Alexandre voit la vie défiler comme « un film stupide, bourré de clichés ». Mais que lui réserve la promesse du titre de ce roman et cette femme inconnue croisée dans un miroir ?

Isabelle Desesquelles joue avec les nerfs de ses lecteurs dans son nouveau roman. Un jour on fera l'amour. Belle promesse, sans date. C'est quand, « un jour » ? On se prépare à patienter jusqu'à la fin en espérant que Rosalie et Alexandre ne vont pas postposer leur véritable rencontre au-delà de la dernière page. Le moment serait venu de citer Malherbe et Corneille, histoire de montrer que l'affaire n'est pas neuve, mais les références sont ici plus cinématographiques que littéraires.

L'éducation d'Alexandre s'est faite au Rosebud, en compagnie de Pierre, l'homme qui l'a adopté et qu'il a toujours considéré comme son père. Dans le cinéma dont Pierre était propriétaire, ils s'asseyaient toujours aux mêmes places après que la pellicule était lancée, et ils discutaient longtemps des qualités de leurs héroïnes préférées. Pour Alexandre, la vie est un long métrage auquel il ne manquerait qu'un réalisateur de talent. Quand il regarde vivre Marc, son meilleur ami, en compag ...

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