La baronne haut perchée

La baronne haut perchée

Le portrait d'une aristocrate russe qui ne s'enfuit pas à la révolution et fut l'ardente amie de Gorki et de H. G. Wells (entre autres).

« Elle était une aristocrate. Elle aurait peut-être pu être une communiste. Elle n'aurait jamais pu être une bourgeoise [...]. » Bien loin des préoccupations de Maria Ignatievna Zakrevskaïa, l'étroitesse d'esprit et toute velléité de confort matérialiste. Au coeur de la révolution bolchevique, elle suscite l'admiration, la passion d'écrivains brillants, mais aussi la jalousie et la méfiance. Charnelle, croyante parmi les athées, fidèle à son instinct plutôt qu'à la raison, madame von Benckendorff, devenue baronne Budberg, amante et aventurière, se veut surtout viscéralement libre. À sa naissance, en 1893, la vie promet à Moura tous les privilèges, le domaine familial en Ukraine, les palais de Saint-Pétersbourg, puis le château Jugendstil de son premier époux et père de ses enfants, un baron balte issu d'une noblesse estonienne à l'austérité toute teutonique. De la haute aristocratie, elle possède l'irrévérence. Un goût pour la séduction, aussi. Lénine lui épargnera le risqu ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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