Chostakovitch, lamento

Chostakovitch, lamento

Le portrait empathique d'un génie contraint de porter, sous Staline, le masque de l'artiste officiel.

Leningrad par une nuit d'hiver en 1936. Un homme est planté devant l'ascenseur au cinquième étage d'un immeuble grisâtre. Une petite valise posée à ses pieds, il fume cigarette sur cigarette. Il s'appelle Dimitri Dimitrievitch Chostakovitch, c'est un compositeur célèbre, joué dans toute l'URSS, et pourtant il attend les sbires de Staline qui doivent venir l'arrêter. On savait depuis Par la fenêtre, et ses pages - cruelles - consacrées à George Orwell, que Julian Barnes excellait dans l'art du portrait. Le voici qui, avec Le Fracas du temps, s'attaque à un autre géant, musicien celui-là. Mais plus qu'une simple biographie, ce dernier ouvrage offre l'occasion d'une subtile réflexion sur les difficultés de la création sous la férule du tyran et, partant, sur la responsabilité morale de l'artiste. Est-il possible de résister, de refuser de se fondre dans l'art officiel, au risque de se retrouver au goulag accompagné de toute sa famille ? À l'inverse, jusqu'où peut-on a ...

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