Cases blanches

Cases blanches

Dans le New York du roman de Richard Price, des flics se prennent en photo avec un caissier mort debout, arborant un éternel sourire, un clochard se souvient du temps où il était soldat en Allemagne, doigt sur la mitrailleuse devant Checkpoint Charlie, et la compagne d'un champion olympique tombé dans l'ivrognerie planque sa médaille pour l'empêcher de la mettre au clou... Si ces détails sentent si fort la réalité, c'est que les livres de Richard Price sont le résultat d'enquêtes - sur des quartiers, leurs habitants, leurs langue et façon de parler. Mais l'auteur n'est pas seulement un réaliste : c'est un brillant écrivain inspiré par Dostoïevski. Dans Clockers, il décrivait un monde divisé entre dealers et policiers - deux sociétés avec leurs valeurs, leurs impasses. Dans Frères de sang, il dépeignait de jeunes Italo-Américains piégés par leurs déterminismes machistes. Et, dans son dernier roman, il s'intéresse aux démons qui hantent tout homme passé par la police ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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