Au sortir de l'horreur, complainte de la plus haute tour

Au sortir de l'horreur, complainte de la plus haute tour

Simon, devenu un architecte fameux à New York, est le survivant d'une famille juive décimée durant la Seconde Guerre. Parvenu au sommet, le bâtisseur revient sur les ruines et fantômes qui le hantent.

Les Mandel habitaient à Paris, près du Bon Marché, au quatrième étage d'un bel immeuble du 7e arrondissement. Marguerite, la mère, était professeur de français et d'allemand ; parfois, le soir, elle se mettait au piano. Le père, Henri Mandel, un démocrate qui aimait se définir comme un pur produit de la IIIe République radicale-socialiste, revendiquait sa laïcité, il aimait la France, avait confiance en elle. Ils avaient quatre enfants, Madeleine, Lucien, Simon et le petit dernier, Élie. Ils allaient en vacances à La Baule ou au Touquet, ils jouaient au tennis, faisaient du ski, bref, ils formaient une famille joyeuse et soudée, engagée dans des valeurs humanistes, laïques et républicaines, une famille française. Puis, l'horreur des arrestations, des camps, de l'extermination. La famille est décimée. Seuls Simon et le petit Élie vont survivre. Simon est le troisième enfant de la fratrie, on le suivra dans sa traversée infernale de ces années de guerre, on le suivra depuis l'âge de 1 ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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