La tribu démantibulée

La tribu démantibulée

Une fresque familiale de haute voltige.

Le premier titre de la traduction française, en 1986, du livre de Louise Erdrich qui reparaît aujourd'hui en offre un raccourci saisissant : annonçant l'oeuvre à venir, La Branche cassée sonnait comme la formule exacte de cette fresque magistrale qui pousse comme une mauvaise graine, déployée sur trois générations, entre 1932 et 1972. La scène liminaire, qui voit Karl, 14 ans, et sa soeur, Mary, un peu plus jeune, arriver à Argus, dans le Dakota du Nord, cachés dans un train de marchandises, fait des petits sur près de 500 pages. Si Mary s'installe chez sa tante, Karl, lui, repart sur les chemins. D'une décennie à l'autre, entre première et troisième personne, et divers narrateurs, leur vie avance par ellipses et à-coups à partir d'une autre scène fondatrice : leur mère qui, ne pouvant assurer leur subsistance, s'envole au bras du pilote d'un avion de démonstration, dans une fête foraine. Premier épisode incongru, traumatique, d'une constellation existentielle que Louise Er ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon