Ovide, Les Métamorphoses, traduit par Marie Cosnay

Ovide, Les Métamorphoses, traduit par Marie Cosnay

Ovide radicalement métamorphosé

Une admirable nouvelle traduction des Métamorphoses : MARIE COSNAY ne cherche pas à lisser l'âpreté du texte original, se garde de toute enjolivure et restitue une langue directe, écorchée comme les corps qu'elle décrit.

On sait ce que traduire veut dire : importer, passer, donner, colporter, transmettre. Mais a-t-on suffisamment réfléchi à ce que retraduire signifie ? Prendre date (refaire l'Ulysse de Joyce à plusieurs voix en 2004, quatre-vingts ans après la traduction officielle validée par Valery Larbaud et James Joyce himself), réparer (André Markowicz sauvant Dostoïevski), réinterpréter (on compte au moins quatre traductions du Bartleby de Herman Melville et quatre versions du fameux « I would prefer not to »), réinventer (André Pézard transposant en vers médiévaux La Divine Comédie), ou simplement adapter (Jean-Michel Déprats amenant Shakespeare au théâtre) : comme le suggèrent Antoine Berman et Tiphaine Samoyault, « il n'y a jamais de troisième traduction, mais d'autres secondes », parce qu'il y a « le moment de l'oeuvre, le moment de la première traduction, et ensuite le moment de toutes les retraductions ». Et des secondes traductions des Mé ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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