Jean-Didier Urbain, Une histoire érotique du voyage

Jean-Didier Urbain, Une histoire érotique du voyage

Le voyage, d'excitation en banalisation

JEAN-DIDIER URBAIN repère comment les pionniers du voyage lointain répondaient à une érotique, un appel sensuel. Selon l'essayiste, cette libido de l'ailleurs s'est perdue avec le tourisme de masse, qui encourage curieusement le repli sur soi.

Détrompons dès l'abord, comme le fait Jean-Didier Urbain, le lecteur attiré par le titre de son livre, Une histoire érotique du voyage. Ici, rien d'égrillard, ni même de coquin. Il ne s'agit pas d'une « Histoire du voyage érotique », que cet universitaire, spécialiste du voyage, à qui il a consacré plusieurs ouvrages d'érudition aimable (1), écrira peut-être un jour. Et même si les canisses qui séparent les deux notions ne sont pas très étanches.

Dans ce livre, il sera par exemple question, entre mille autres sujets, du « tourisme sexuel », qu'on appelait autrefois « voyage d'initiation ». Spécialement le fameux « voyage en Orient », « dont le mobile érotique sexuel est celui d'un voyage parallèle fréquent », écrit l'auteur, mais nié. Dans son style vif, qui appelle un chat un chat, il parle du « premier tourisme sexuel international d'envergure ». Et de citer Flaubert, forcément, à propos des femmes égyptiennes, de leur poitrine et de sa déception - ...

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