Madame de Staël, Oeuvres & La Passion de la liberté

Madame de Staël, Oeuvres & La Passion de la liberté

Staël au centre

Disparue il y a deux siècles, Mme de Staël fut la première théoricienne du romantisme français mais fut éclipsée par Chateaubriand. Sans doute plus brillante intellectuelle que romancière, la fille de Necker chercha sur le plan politique à promouvoir une révolution modérée : un équilibre introuvable.

Il lui aura fallu du temps pour y arriver. Brillant de son vivant au firmament de l'Europe tout entière, bien plus encore qu'en France, son étoile a commencé à pâlir au lendemain de sa mort, en 1817, pour s'éteindre au lendemain de ce romantisme qu'elle a inauguré avec les frères Schlegel, mais au seuil duquel Chateaubriand lui a rapidement ravi la première place. De l'Histoire de la littérature française de Gustave Lanson, en 1894, au Lagarde et Michard des années 1950 et 1960, les pages accordées au vicomte sont bien plus importantes. « Il n'y a eu de mouvement littéraire, disait Sainte-Beuve en faisant son portrait, en 1835 (1), qu'à l'aide d'une réaction catholique, monarchique et chevaleresque », alors que « les libéraux et les républicains se sont montrés assez religieusement classiques en théorie littéraire ». Un tournant commence néanmoins à se dessiner lors du bicentenaire de sa naissance, en 1966, célébré par une grande exposition à la Bi ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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