Léon Bloy, le centenaire de sa mort

Léon Bloy, le centenaire de sa mort

Un fiel immortel

Le furieux pamphlétaire s'est éteint il y a cent ans. Plusieurs parutions rallument le brasier de ses rages intransigeantes, à la mesure d'adorations tout aussi vives, celles du catholicisme, du peuple juif et, par-dessus tout, de la langue française.

Les trois livres qui paraissent pour le centenaire de la mort de Léon Bloy (1846-1917) permettent de s'immerger dans l'oeuvre d'un ascète qui ne faisait jamais semblant dans ses humeurs. Le pavé Essais et pamphlets reflète la plume révoltée d'un des plus grands journalistes de son temps.

Le premier livre qu'il publie en 1884 annonce la couleur : Propos d'un entrepreneur de démolitions dénonce tous ceux qui vivent sans idéaux. Bloy réduit en miettes les auteurs sans motivation. De manière inattendue, Zola est sa cible préférée. À l'inverse, en 1890, il encense Les Chants de Maldoror de Lautréamont, qu'il redécouvre avant les surréalistes. Le rare écrivain qu'il respecte c'est Jules Barbey d'Aurevilly. Dans la veine incendiaire, il publie Léon Bloy devant les cochons (1894) et Je m'accuse... (1900). Dreyfusard de la première heure, le mécontent perpétuel soupçonne Zola de vouloir tirer profit de son combat pour le capitaine victime d ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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