Giorgio van Straten, Le livre des livres perdus

Giorgio van Straten, Le livre des livres perdus

À la poursuite des pages envolées

On sait qu'ils ont existé mais on ne pourra jamais les lire : de Byron à Malcolm Lowry, l'Italien Giorgio Van Straten raconte avec bonheur comment certains livres ont disparu, avec préméditation ou par accident. Une manière de les réécrire.

Une tradition borgésienne bien connue consiste à décrire et à recenser des livres imaginaires. Certains en ont fait des catalogues, tel Stéphane Mahieu qui, dans La Bibliothèque invisible, collecte des dizaines de ces vrais-faux livres jamais écrits. Il est possible aussi d'inventer des auteurs, comme Philippe Claudel dans De quelques amoureux des livres. On croit avoir affaire à ce genre de jeu quand on ouvre Le Livre des livres perdus, de Giorgio van Straten, mais les huit livres dont il y est question n'ont rien d'imaginaire - tous ont existé, leurs auteurs les ont bel et bien écrits, seulement voilà : ils ont disparu. Ils ne subsistent qu'à l'état de mythes, certains étant aujourd'hui « aussi légendaires que les mines de la ruée vers l'or ».

L'auteur du premier de la liste, Romano Bilenchi (1909-1989), n'est certes pas très connu ; c'est pourtant son roman Il viale (« L'Avenue »), brûlé par sa femme, qui a donné à Giorgio van Straten l' ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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