Stéphanie Hochet, L'animal et son biographe

Stéphanie Hochet, L'animal et son biographe

Une plume en cage

Une romancière est invitée dans un festival littéraire : la rencontre avec les lecteurs tournent au harcèlement, et elle se retrouve enfermée dans une maison, contrainte d'écrire sur un sujet imposé... Une fable ironique et politique.

En exergue, une phrase de Marguerite Yourcenar : « Qui n'a pas son Minotaure ? » Le temps de se demander lequel pourrait bien être le nôtre et voilà qu'en quelques pages on est happé dans les dédales d'une histoire qui résonne drôlement avec les élections que nous venons de vivre. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Stéphanie Hochet a un talent redoutable pour disséquer la part la plus obscure des animaux humains que nous sommes. On l'avait quittée avec un très woolfien Roman anglais (Rivages, 2015), tout en perversité feutrée ; elle nous embarque cette fois dans un village du Lot.

Ça commence comme une chronique réaliste des splendeurs et misères de la vie des écrivains dont, en dépit de leur ancienneté dans le métier, la notoriété demeure modeste par rapport à ceux qui font les têtes de gondole des supermarchés. Une romancière trop lucide pour ne pas être confrontée à la lassitude d'elle-même et à l'envie de disparaître est invitée à un festival littéraire dans u ...

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