Sorj Chalandon, Le Jour d'avant

Sorj Chalandon, Le Jour d'avant

Mine sombre

Le 27 décembre 1974, un coup de grisou tue quarante-deux mineurs à Liévin. Arrimé à la rage et au deuil impossible du frère de l'un d'entre eux, ce roman creuse l'histoire des gueules noires, à la fois glorifiées et sacrifiées par la mythologie nationale.

Hasard du calendrier ou communauté de pensée ? Dès le début de l'année, plusieurs productions rendaient honneur aux mineurs, ces grands oubliés de la fresque nationale. En janvier, le service public décrochait l'un de ses records d'audience avec L'Épopée des gueules noires puis Une vie après la mine, deux documentaires comblés d'archives et de témoignages émouvants. Deux mois plus tard, le réalisateur Régis Sauder signait son Retour à Forbach, ville sinistrée de son enfance, dans le bassin minier mosellan. Puis ce furent Les Peintres du charbon, sur l'initiation à l'art de mineurs, dans les années 1930 : une pièce écrite par le scénariste de Billy Elliot, Lee Hall, et programmée au printemps par le Théâtre 13 à Paris.

Des galeries au tribunal

Avec Le Jour d'avant, c'est dans ce sillage de suie que s'inscrit Sorj Chalandon. À Liévin, au milieu des années 1970, Michel, fils de paysans, slal ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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