Le pays des pas perdus

Le pays des pas perdus

Vingt-sept ans après avoir quitté l'Albanie, Karl est de retour dans sa ville natale pour assister aux obsèques de son père. Tel le fils prodigue regagnant ses pénates, il fait face à l'amertume de son frère resté fidèle à sa patrie, à ses racines et à l'idéal paternel, malgré le chaos qui a succédé à la dictature communiste. Dos à dos comme les deux visages d'un Janus, l'un tourné vers le passé, l'autre vers le futur, les deux frères personnifient les idéologies qui ont polarisé l'Europe de la fin du XXe siècle. Gazmend Kapllani - écrivain albanais résidant à Boston après plus de vingt ans passés en Grèce -, dont le personnage de Karl apparaît comme un double, met ici en tension le règne de l'individu et celui du collectif, les illusions du cosmopolitisme et les dangers du nationalisme. On regrette que le fil narratif soit parfois diffus, car le coeur du roman, qui plonge dans les remous des Balkans au siècle dernier, touche à des thèmes infiniment riches tels que l'ambivalence de ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon