Justin Cronin, La Cité des miroirs

Justin Cronin, La Cité des miroirs

Suite et fin (du monde)

Quand un universitaire de formation classique se révèle un storyteller pouvant rivaliser avec les meilleures séries télé : Justin Cronin livre le dernier volume d'une trilogie apocalyptique, où la planète est livrée à d'anciens cobayes humains devenus vampires.

Quelque part entre la Bible et L'Odyssée, l'Américain Justin Cronin a planté le décor d'une imposante trilogie fantastique qu'il a mis dix ans à composer. Le dernier tome, intitulé La Cité des miroirs, vient d'être traduit en français. Quand il a publié en 2010 le premier volume, Le Passage, il l'a présenté comme « l'histoire d'une fille qui sauve le monde », écrite à la suite d'un jeu avec sa fille Iris. À l'arrivée, cette épopée pré et postapocalyptique se révèle un « objet littéraire non identifié » (OLNI), s'inspirant tout à la fois de Michael Crichton pour le côté scientifique et de Stephen King pour l'aspect « thriller d'horreur ».

Conçu comme un page turner, cet OLNI offre un foisonnement de récits et de versions qui s'entremêlent dans une sorte de Rubik's Cube. Les articles d'actualité y voisinent avec les envolées lyriques, les fragments de journaux intimes succèdent aux scènes d'action. Chaque volume comptant une cinquantaine de ...

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