Danse de l’errance

Danse de l’errance

Dramatiquement prophétique, Ulrich Alexander Boschwitz décrit l’absurdité de la fuite et de la vie en temps de guerre.

Prémonitoire, cette histoire rejoint étrangement celle de son auteur, disparu en 1942 à bord d’un navire torpillé par un sous-marin allemand, englouti avec son dernier manuscrit. Bien plus tard, on retrouve l’original de ce texte, Le Voyageur. Il a été rédigé alors qu’Ulrich Alexander Boschwitz a 23 ans et témoigne d’un tournant majeur, la Nuit de cristal. Son héros, l’homme d’affaires Otto Silbermann, marié à une Aryenne, est désormais un pestiféré. « Je suis juif et donc différent depuis hier. Mais qu’étais-je hier ? Que suis-je en vérité ? » Une seule solution : la fuite. De train en train, les rencontres inattendues rythment ce voyage involontaire. L’humour grinçant de l’écrivain – teinté d’espoir – ne va pas sauver son personnage de cette errance à laquelle lui-même est condamné. « Je vais cesser de vivre comme une ombre. Je vais redevenir un être humain. »

 

À lire : Le Voyageur, Ulrich Alexander Boschwitz, trad ...

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