Andrew Miller, La nuit, la mer n'est qu'un bruit

Andrew Miller, La nuit, la mer n'est qu'un bruit

Un océan de douleur

Ils s'aiment et vivent heureux avec leur petite fille. Mais quand la tragédie surgit, ce jeune couple de la middle class explose en vol. La femme s'enferme dans le mutisme, prend le large et embarque sur son voilier. Vers un naufrage ou un nouvel horizon ?

C'est l'histoire d'un ouragan qui dévaste une vie que pas grand-chose ne protégeait. Au début, Tim rencontre Maud dans le club de voile de leur université, du côté de Bristol en Angleterre. Lui vient d'une famille bourgeoise, à la fois unie et assez cinglée. C'est le genre de famille où on dit : « Il n'aurait pas sonné gin pile ? », avant de commencer à s'alcooliser de concert. Ses parents à elle sont instituteurs, ils sont plus que coincés, congelés serait le mot juste. Tim est fasciné par Maud, il adore jusqu'à « sa façon de poser son couteau et sa fourchette à côté l'un de l'autre, serrés, un chevalier mort et sa dame ». Ils s'installent ensemble, il devient musicien, elle travaille dans un labo pharmaceutique, ils ont une petite fille. Les années passent, leur relation évolue : « On devrait se parler ? – Si tu veux. – Ce n'est pas vraiment ça la question, non ? »

Traversée de l'Atlantique

À ce moment du roman, le lecteur est déjà happé ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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