Crachin breton

Crachin breton

Ce n'est pas parce que tant de mal a été écrit sur Olivier Adam, son côté plaintif, son usage parfois très libre de la syntaxe, que nous avons envie d'en dire du bien. C'est simplement que ses livres font partie de ceux que l'on ne lâche pas avant la fin et, contrairement aux grosses machines commerciales avec lesquelles ils se disputent les sommets des palmarès, ils n'ont pas besoin de racoler pour cela. Ce n'est pas une question de suspense - même s'il y participe. Ni une question de tension maintenue - même si le roman n'en manque pas. C'est une question de style. Comme il le dit à propos de Paul Lerner, son double littéraire et héros de ce dernier roman, Olivier Adam n'a peut-être pas le sens de la formule frappante mais il a celui de la phrase. C'est un de ses points communs avec Philippe Djian, qu'il révère : chez eux l'écriture coule avec un naturel qui désarme les reproches qu'on pourrait leur faire.

Naguère écrivain à succès installé en Bretagne, Paul Lerner a emmen ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard