On a craché sur son oeuvre

On a craché sur son oeuvre

Son art de provoquer le scandale, notamment sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, comme ses facilités en tous domaines lui ont valu la vindicte de la justice mais aussi le bannissement du monde littéraire.

sa personnalité et son oeuvre sont un défi à la pensée cartésienne ; les activités qu'il multiplia durant sa brève existence, un bras de fer contre une mort qu'il devinait précoce. Dès lors, Boris Vian l'éclectique fut et demeure mal lu et mal compris - quand il n'est pas simplement dédaigné par les littéraires. Certes, le personnage intrigue, il fascine. Mais son nom est entaché d'approximations. La première concerne son patronyme. Toute sa vie, Boris l'éternel jeune homme au visage long et fin, au regard bleu magnétique, reste le garçon rêveur « à l'air slave ». Or, en dépit d'une légende tenace, il n'a aucune origine russe. Son prénom, il le doit à l'amour de sa mère pour l'opéra en général, et pour Boris Godounov en particulier. Le nom de Vian, lui, est probablement d'origine piémontaise. L'un de ses aïeux, Séraphin, est né dans les Alpes-Maritimes, non loin de la frontière. Boris, à qui l'on prêtera tous les excès, est bien un jeune homme français de bonne fam ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon