Cotes de confiance

Cotes de confiance

Pour le « Nobel d'économie » Joseph E. Stiglitz, peu tendre avec les banquiers et les politiques, l'issue passe par la justice sociale et une mise au vert.

Peut-on faire confiance aux banquiers après la crise de 2008 ?

Joseph E. Stiglitz. - Il existe une expérience amusante où l'on demande à des gens de prévoir le tirage d'un dé. Si le six sort, ils ont droit à une récompense, et ils pensent être les seuls à savoir quel chiffre est réellement sorti. Tout le monde triche un peu, et on s'est aperçu que les banquiers soumis à ce test trichent un peu plus que les autres. Même s'il faut ajouter qu'il semble que ceux qui vont à l'église trichent un peu moins que les autres. Cependant, comme dans toutes professions, il existe de bons banquiers et de mauvais banquiers. Disons que les bons cherchent à favoriser la création de richesse qui augmente la taille du gâteau national. Et que les mauvais cherchent à exploiter le pouvoir de marché qui permet de s'approprier une part croissante de la richesse qui serait créée de toute façon. Si on adopte cette définition, distinguer les bons et les mauvais banquier ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé