CORRESPONDANCE, 1925-1941

CORRESPONDANCE, 1925-1941

Quel doit être l'engagement d'un écrivain ? C'est tout l'enjeu de cette correspondance entre Klaus Mann, alors jeune auteur mésestimé, et Stefan Zweig, qu'il idolâtre. « De [l'opposition de l'Autriche à Hitler] dépend l'avenir du continent », écrit le premier dès 1933. « Toute ma vie j'ai écrit pour des choses et pour des gens », explique Zweig, refusant de participer à une revue trop politique à son goût. L'un et l'autre finiront broyés par l'exil et le sentiment d'impuissance.

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard