Contre-allées du boulevard

Contre-allées du boulevard

Entre banalité et inconvenance, le boulevard met en scène les spectres d'une bourgeoisie disparue.

La difficulté de délimiter le « boulevard » se devine dans cette affirmation de Michel Corvin : « La pièce de boulevard avance sur une ligne de crête étroite, menacée par les deux précipices de la banalité et de l'inacceptable (1). » Si la banalité (schémas dramaturgiques éprouvés, personnages stéréotypés...) ne semble pas poser problème, banalité souvent associée à un jugement tout fait sur la culture populaire, il n'en va pas de même de l'inacceptable. Pour ne prendre qu'un exemple, comment les 489 pièces retenues pour l'émission télévisée « Au théâtre ce soir », diffusées entre 1966 et 1986, pourraient-elles se définir par rapport à cet inacceptable (2) ? De quel inacceptable s'agit-il ? Inacceptable peut-être, mais pour qui ? Un tel jugement sur le théâtre de boulevard semble donc pouvoir être reconduit à une appréciation banale de la culture populaire vue depuis une position savante.

Pourtant, ces pièces sont souvent regroupées sou ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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