Contre-allées du boulevard

Contre-allées du boulevard

Entre banalité et inconvenance, le boulevard met en scène les spectres d'une bourgeoisie disparue.

La difficulté de délimiter le « boulevard » se devine dans cette affirmation de Michel Corvin : « La pièce de boulevard avance sur une ligne de crête étroite, menacée par les deux précipices de la banalité et de l'inacceptable (1). » Si la banalité (schémas dramaturgiques éprouvés, personnages stéréotypés...) ne semble pas poser problème, banalité souvent associée à un jugement tout fait sur la culture populaire, il n'en va pas de même de l'inacceptable. Pour ne prendre qu'un exemple, comment les 489 pièces retenues pour l'émission télévisée « Au théâtre ce soir », diffusées entre 1966 et 1986, pourraient-elles se définir par rapport à cet inacceptable (2) ? De quel inacceptable s'agit-il ? Inacceptable peut-être, mais pour qui ? Un tel jugement sur le théâtre de boulevard semble donc pouvoir être reconduit à une appréciation banale de la culture populaire vue depuis une position savante.

Pourtant, ces pièces sont souvent regroupées sous une ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon