Conte truqué

Conte truqué

Le temps du conte de fées est un éternel présent : les amours n'y connaissent pas de fin. La narratrice de Tous mes voeux choisit justement d'écrire une fable, seul moyen pour elle de vivre ses chimères. Elle rencontre Enguerrand, chevalier postmoderne. Ensemble, ils revisitent les codes de l'amour courtois. Mais l'idylle s'échoue en tragi-comédie : au bout d'un an, l'ingénue découvre que son aimé, avec qui elle essayait de concevoir un enfant par procréation assistée, en a épousé une autre. Comment, dès lors que le réel n'a pas joué le jeu, lui accoler une forme narrative adéquate ? Elle va se diffracter ici en récits gigognes, liés par le dialogue ironique qui oppose la narratrice et ses doubles. Cette polyphonie fait alors éclater la « camisole de force de la première personne », créant une instance narrative hybride, sorte de quatrième personne du singulier. L'onirisme lyrique du conte de fées se fissure peu à peu pour se dissoudre en une structure spéculaire où les différentes ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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