Constellation galloise

Constellation galloise

Un peintre, un romancier, un poète, un photographe à la poursuite du réel au pays de Galles. Sur leurs traces, l'écrivain français dessine une cinquième voie.

Quelle constellation relie le peintre du XVIIIe siècle Thomas Jones au romancier saturnien W. G. Sebald, au poète ivre d'alcool Dylan Thomas et au photographe, proche de la Beat Generation, Robert Frank ? La réponse niche au coeur d'une étendue noire et sauvage, semée de routes étroites et de moutons nombreux : le pays de Galles. Le premier, qui y était né, préfigura la révolution picturale de l'art moderne. Le deuxième y inscrit un récit lumineux, Austerlitz. Le troisième en transfigura le fond légendaire dans son poème Au bois lacté. Le dernier immortalisa ses gueules noires, à travers le quotidien de l'un d'eux : Ben James.

De ces quatre figures, des voyages sont nés, répétés par Jean-Christophe Bailly entre 2014 et 2017. Il en résulte un livre en forme d'enquête, d'essai et de carnet de route. Par-delà le tropisme gallois, c'est une même volonté de « saisir le réel » qui, selon lui, unit ces artistes. Lorsque Thomas Jones s'affranchit du « grand genre » ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard