Christine de Pizan, conseillère des princes

Christine de Pizan, conseillère des princes

Fille d'un érudit vénitien, Christine de Pizan, ruinée à la mort de son mari, devint, pour subvenir aux besoins de ses proches, une des toutes premières femmes à vivre de sa plume et à théoriser les mécanismes du pouvoir et de l'État.

Ce sont deux coups de boutoir portés à un bonheur. La mort de son père, tant admiré depuis l'enfance, puis, deux ans plus tard, en 1389, celle de son mari, frappé par la maladie. Pour Christine de Pizan la roue de la Fortune s'est inversée. Tant d'images défilent dans sa tête. Celles, joyeuses, de ses premiers pas dans les rues de Venise, où son père avait été appelé par les doges au rang de conseiller. Celles, hésitantes, de son arrivée en France à l'âge de 4 ans. C'était en 1368. Elle découvrait la capitale du royaume de France, où son père vivait depuis près de trois ans au service de Charles V. Car Thomas de Pizan était de ces savants médiévaux qui mêlaient les approches symboliques à un art consommé de la stratégie. Il avait étudié à Bologne, où il était devenu professeur avant d'être appelé comme conseiller politique à Venise. Quand la proposition du roi de France était survenue, il avait d'abord fait un essai d'un an, puis hésité deux ans, avant d'appeler sa famille à le rejo ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.