Conquérir la paresse

Conquérir la paresse

Il a fallu des années de lutte afin que soit reconnue une nouvelle organisation du temps, qui ne soit pas entièrement dédiée au travail. Après l'avènement des loisirs, une autre conquête s'impose, celle de la paresse.

Parmi les sept péchés capitaux, il y a la paresse. Comment les xixe et xxe siècles, ceux de l'industrialisation et de la modernité, de l'horloge pointeuse et des congés payés, de la discipline usinière et des trente-cinq heures, de la laïcisation et de la consommation de masse se sont-ils accommodés de la paresse, cet état d'esprit rebelle, ce honteux dysfonctionnement individuel qui met en péril la logique technicienne et la rentabilité économique ? Alain Corbin, historien, professeur émérite de l'université Paris-I, auteur de nombreux ouvrages sur les mentalités et les sensibilités 1 et Thierry Paquot, philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris-XII 2 examinent les territoires de la paresse à l'heure de l'agenda électronique...

Thierry Paquot : Le mot « paresse » en français n'a pas une origine étymologique claire, il provient du latin pigritia, dérivé de piger, qui signifie « lent », « indolent », d'où « peu t ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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